À Heckenransbach, l’avenir de l’école est aujourd’hui suspendu à un seul élève.
Dans ce regroupement scolaire avec Ernestviller et Guebenhouse, la fermeture de l’unique classe entraînerait celle de l’école. Avec 49 élèves actuellement, il en faudrait 50 pour maintenir l’ouverture selon l’académie. Une situation difficile à accepter pour les parents d’élèves, d’autant que les effectifs pourraient augmenter dans les prochaines années. Hier soir, ils se sont mobilisés devant l’établissement pour défendre leur école et alerter sur les conséquences d’une fermeture pour la commune.
Steve Neumann Parent d’élèves
« On manifeste pour avoir une stabilité pour nos enfants, pour l’année à venir, pour les années futures. Donc nous notre objectif c’est de manifester pour pouvoir permettre à tous nos enfants d’apprendre dans de bonnes conditions parce que dans cette classe d’Heckenransbach vous avez des élèves de CE2, CM1 et CM2. Si cette classe est amenée à fermer ces élèves vont se retrouver du CP au CM2 donc pour accompagner ces élèves de CP dans les premières années d’apprentissage pour mettre les bases en place et on va aller avec une classe qui va aller jusqu’au CM2 qui eux prépare aussi une année charnière avec une entrée pour le collège donc aussi où ils ont besoin beaucoup de temps des enseignants pour pouvoir avancer, avoir l’apprentissage, avoir la maturité pour entrer dans cette nouvelle année qui prépare pour le collège.
Donc du coup si on regroupe tout ça dans une même classe ça fera que mettre en difficulté nos enfants dans leur apprentissage, en difficulté l’enseignant ou l’enseignante dans l’apprentissage et dans le travail quotidien avec les élèves et on risque de perdre des élèves aussi en cours de route si l’académie nous force à appliquer cette décision. »
Cécile Schneider 2ème Adjointe au maire de Ernestviller
« Alors le ressenti c’est effectivement on va dire plutôt de la colère parce que du coup on essaye déjà depuis un certain nombre d’années de faire évoluer les choses pour que notre RPI puisse prospérer. Ça fait déjà maintenant la deuxième année qu’on est sous le coup de propositions de fermeture. Donc en tout cas nous en tant qu’élus on essaye de faire le maximum pour que les écoles restent ouvertes. Parce qu’effectivement une école qui ferme, c’est aussi un village qui se meurt. Donc on voudrait vraiment garder une dynamique de la ruralité. On aimerait que lors de la CDEN, du 9 avril, on puisse effectivement avoir un recours concernant cette fermeture et qu’on puisse avoir toujours les trois classes ouvertes dès la rentrée. »
Réalisation : Thibaut DEMMERLE – Dimitri CLAUSSE




