Extrait : « Là pour le moment ça ne ressemble à rien, mais à mesure que je vais assembler, souder les parties de mon colibri, et bien il va prendre vie devant vous. »
Assister à une démonstration de Fabrice Oberhauser c’est vivre un moment suspendu. A l’aide de baguettes de verre et d’un chalumeau, l’artisan verrier indépendant réalise toutes sortes d’objets fruits de son travail d’observation, de son imagination et de son savoir-faire. Comme il l’indiquait en préambule il réalise, devant les yeux ébahis de ses visiteurs, le sous-préfet Wassim Kamel en tête, un colibri, sur une tige surmontée d’une rose. Bluffant.
Verrier depuis 18 ans. Il a commencé à l’âge de 16 ans, Fabrice Oberhauser s’est fait connaitre en créant des pailles en verre quand l’interdiction des pailles à usage unique décidée par l’Union Européenne est entrée en vigueur. C’est un produit qui a très bien marché, qui s’est vendu dans le monde entier à plusieurs milliers d’exemplaires – et grâce auquel il a pu financer la construction de son atelier dans lequel il nous reçoit aujourd’hui.
Un développement progressif
Par la suite, il s’est diversifié dans la verrerie artistique avec la création de boules de Noël notamment. Grâce à ces réalisations qui ont connu un certain succès, il a développé son activité petit à petit. Aujourd’hui il confectionne aussi d’autres objets.
ITW de Fabrice OBERHAUSER – Artisan verrier : « Par exemple l’objet que j’ai entre les mains c’est ce qu’on appelle un réfrigérant c’est ce qui permet de refroidir les fluides dans un réacteur et donc c’est de la verrerie technique, ce qu’on appelle de la verrerie de laboratoire. Et donc je viens de me diversifier également dans ce secteur d’activité pour travailler notamment pour le secteur de la défense, pour l’industrie ou pour l’industrie pharmaceutique. »
ITW de Wassim KAMEL – Sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines : « Il n’est pas simplement sur le registre de l’artistique – c’est beau de travailler sur les réalisations, les roses, les pommes de Noël, tous les objets qui sont transformés en verre – c’est qu’il travaille aussi sur la partie industrielle, sur des pièces qui sont de hautes valeurs pour protéger les différents fluides qui peuvent aller dans les sous-marins. Et c’est bien ces deux aspects de création et en même temps de haute technicité que je suis venu voir aujourd’hui dans son atelier. »
Un atelier devenu trop petit
Cet espace de travail est aujourd’hui devenu trop petit pour Fabrice Oberhauser.
ITW de Fabrice OBERHAUSER – Artisan verrier : « J’ai un projet d’extension donc j’ai fait l’acquisition récemment du terrain voisin. Et je vais agrandir la taille de mon atelier pour pouvoir m’équiper et pour pouvoir réaliser ce type d’objet en particulier – et d’autres objets aussi – mais ça va me demander de la place, là j’ai à peu près 100 mètres carrés c’est relativement petit. Et les machines que je vais être amené à acheter sont relativement grandes, volumineuses donc il va falloir que j’agrandisse pour pouvoir produire dans les bonnes conditions. »
Ces outils de production aussi sont chers.
ITW de Fabrice OBERHAUSER – Artisan verrier : « Certaines machines coûtent plus de 100 000 euros donc il va falloir trouver des moyens de financer tout ça pour permettre à mon activité de se développer. »
Pour l’aider à financer ce projet, l’artisan verrier souhaite recevoir de l’argent public de la part de collectivités. Il espère que leurs responsables seront séduits, comme le sous-préfet, par la qualité de son travail.




