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L’extatic danse fait ses premiers pas à Sarreguemines

Dans une ambiance tamisée, les corps se mettent doucement en mouvement. Ici, pas de chorégraphie imposée… ni même de paroles échangées.
Pendant deux heures, chacun se laisse simplement guider par la musique. À Sarreguemines, une dizaine de participants ont découvert l’extatic dance lors d’une démonstration organisée par Nadine Verlet, professeure de danse.
Une pratique qu’elle a elle-même découverte il y a deux ans et qu’elle souhaite désormais faire connaître dans la région.

Nadine Verlet Professeure de danse

« C’est de la danse libre, donc la base c’est dans danse libre. Chacun danse comme il veut, il se laisse porter par la musique, donc c’est un voyage musical mené par un DJ, une structure par vague, on va commencer bas, on va monter dans un premier pic, après on va redescendre et remonter et une petite phase d’intégration.

Donc on parle vraiment de voyage parce qu’on va voyager en soi, on va voyager dans ses émotions »

Née dans les années 2000 avant de se développer à travers le monde une décennie plus tard, l’extatic dance repose sur un principe simple : danser librement, sans jugement et sans regard extérieur.

Une expérience qui séduit par son aspect autant physique que mental.
Bouger, se défouler, relâcher la pression… tout en laissant le cerveau déconnecter du quotidien.

Cécile Participante

« Je me plonge dans la musique, et je pars dans des images. Je crois que là, je suis partie dans l’enfance, dans ma jungle. J’ai un rapport avec le livre de la jungle, et je suis partie là-dedans. Ça permet de rejoindre des sensations très fortes, très sportives. Moi, ça m’a permis de bouger, de me mettre dans les sensations du rythme, un peu tribal, mais ça fait du bien. »

Encore peu répandue en France, cette pratique attire des personnes en quête de liberté et de lâcher-prise. Car ici, aucune performance n’est attendue. L’objectif est surtout d’oser se laisser aller.

Nadine Verlet Professeure de danse

« Je pense que le plus difficile en fait là-dedans c’est de réussir à lâcher l’auto-jugement parce que c’est vrai qu’on arrive dans un univers où on danse librement et c’est quelque chose qu’on ne fait pas du tout souvent et on a toujours cet esprit un peu auto-critique et puis aussi de regarder un peu les autres donc c’est ce qui peut des fois un petit peu bloquer et créer une barrière mais une fois qu’on a passé cette barrière qu’ on lâche tout, là on ouvre des portes super épanouissantes »

Une danse sans codes ni compétition, où seuls les mouvements comptent… et où chacun avance à son propre rythme.