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Stage planeur : premiers décollages, premières responsabilités 

“Quand on est en l’air, quand on est en train de se poser, à tout moment du vol, la sécurité est très important. Et le rôle de l’instructeur, c’est de le faire comprendre que l’on est en sécurité si l’on peut se projeter en avance. – Dominique HAAS – Instructeur planeur à l’aéroclub Espoir Aéronautique de Sarreguemines 

Première leçon de vol en planeur pour Timothée. Il fait partie de la dizaine de stagiaires et élèves qui sont venus découvrir ou renforcer leur expérience de pilote ici à l’aérodrome de Sarreguemines. 

Timothé BACH – En stage de vol en planeur : “j’ai fait mes premières heures de vol, j’ai beaucoup apprécié, les sensations et tout, c’est cool, mais il faut toujours penser à rester hydraté en fait, parce que moi j’y suis allé et j’avais stress, soif, j’avais pas pris d’eau avec.” 

Dans les airs, certains détails peuvent très vite surprendre les jeunes pilotes. Alors les instructeurs font des rappels réguliers sur les consignes de sécurité et conditions de vol. 

Dominique HAAS – Instructeur planeur à l’aéroclub Espoir Aéronautique de Sarreguemines : “Donc là, on vient de faire un vol avec Timothée, le vent est tout de même assez marqué. Avec ce type de vent là, le fait de sortir déjà les aérofreins, on va avoir un taux de chute qui va être beaucoup plus marqué. Donc on va faire beaucoup plus d’altitude. On aura beaucoup plus d’efficacité sur les aérofreins.” 

Les aérofreins permettent au pilote de mieux contrôler la descente du planeur et de mieux maîtriser son arrivée sur la piste. 

Marc SCHROEDER – Président de l’aéroclub de Sarreguemines : “Le planeur, il faut qu’il soit en état et donc on a fait une visite pré-vol. Et le troisième truc avec lequel on joue c’est la météo. Dans le journal on a lu, si ce n’est pas le pilote qui est malade, c’est que c’est l’avion qui est en panne. Non, c’est en fait la météo qui nous a joué un tour.” 

Avant toute chose, tout le groupe s’est informé sur les conditions météo heures par heures en fonction du plan de vol. Place ensuite à la pratique au départ sur la piste, avec la préparation du parachute, l’installation dans le planeur, la vérification du bon fonctionnement du tableau de bord, autant de paramètres à surveiller pour décoller en toute sécurité.  

Marc SCHOEDER- Président de l’aéroclub de Sarreguemines : “Pour le décollage, deux choses auxquelles il faut faire attention :  si on a un problème sur l’avion remorqueur, si on a un câble qui casse, il y a une bande qui est tendue au fond, qui est la limite à laquelle on peut se poser tout droit. Si on est plus loin, il faut aller chercher un champ à droite.” 

Avant de s’envoler tout seul dans les airs, les jeunes pilotes doivent multiplier les exercices avec leur instructeur : une formation qui demande de la pratique, avec notamment plusieurs dizaines de décollages et atterrissages. En attendant, l’objectif aujourd’hui, c’est bien d’anticiper et de prendre du plaisir à voler.   

Maxime THIEL – Participant au stage de vol en planeur : “C’est clair, il y a de nouvelles sensations. Japs, il n’y a pas de moteur, on a un remorqueur. Le décollage m’a surpris. Je ne pensais pas que ça allait être comme ça, on est très proche du remorqueur. Et ça, c’est surprenant pour le premier vol.” 

Simon ALBERT – Participant au stage de vol en planeur : “Les premières heures de vol, les sensations sont fortes. C’était un peu difficile pour moi. J’avais vite mal aux ventes. Mais à force de pratiquer, c’est vite passé. Maintenant c’est très supportable.” 

Dominique HAAS – Instructeur planeur à l’aéroclub de Sarreguemines : “C’est la première fois qu’on vole pour certains, dans un planeur aussi, parce que le planeur, il ressent beaucoup les turbulences. Mais au-delà de ça, on essaie de leur faire apprécier tout de même le vol, parce que c’est un vol pur, sans moteur. C’est vraiment quelque chose de fantastique, quoi.”