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Pont Robert Weil : pourquoi la circulation passe sur une voie ?  

Le pont, situé près des archives municipales de Sarreguemines, présente des fragilités. Pour limiter sa dégradation, une circulation alternée est mise en place depuis le 14 septembre.  

Des signes faiblesses sur le pont Robert Weil de Sarreguemines. Cet ouvrage, construit en 1907 souffre de dégradation, liées à la corrosion. Pour limiter sa fragilisation, et suite à des préconisations formulées par la SNCF, une circulation alternée est désormais mise en place. Des feux de chantier ont été temporairement installés. Des travaux sont en cours pour la création de deux tricolores fixes. 
 
Denis PEIFFER – Adjoint au maire en charge des travaux : “Il n’y a pas de danger formel pour la sécurité des populations, puisque, comment dire, la structure est considérée dans des rapports comme étant robuste et solide. Mais par contre, effectivement, par principe de précaution, nous devons veiller à limiter la quantité de circulation sur ce pont, ainsi que le tonnage.” 

La circulation se fait désormais sur une voie, sur les 51 mètres de long du pont. L’autre partie de la voie sera réservée aux piétons.  

Franck WAGNER – Technicien voirie à la Ville de Sarreguemines : “La dernière étude de vérification du pont a montré également une fragilité au niveau du garde-corps, donc pour éviter justement qu’il y ait un accident qui survienne au niveau du trottoir, on a bien sûr décidé de condamner les deux trottoirs et puis de ramener toute la circulation piétonne sur la chaussée.” 

L’ouvrage accueille en moyenne 2200 véhicules par jour, et 140 poids-lourds et bus. Le pont est une propriété de la Ville de Sarreguemines, la SNCF est en charge de son entretien.  

Denis PEIFFER – Adjoint au maire en charge des travaux : “C’est un ouvrage qui est vieux, mais qui aurait nécessité un entretien peut-être un peu plus courant, visiblement dans les 50 dernières années, il y a peut-être eu un défaut à ce niveau-là. Ce qu’on essaie de voir pour l’instant, c’est qui en a la responsabilité, que ce soit du côté de la collectivité ou du côté de la SNCF, donc des discussions sur le cours, des études sont en cours aussi, sur la solidité tout simplement du pont. Et puis une fois qu’on aura toutes ces réponses, effectivement on pourra davantage aller de l’avant.” 

A terme, la solution durable identifiée, serait le remplacement complet du tablier. Avec les nouvelles conditions de circulation mises en place depuis lundi, qui ont pour objectif de freiner la dégradation de l’ouvrage, la Ville espère retarder cette échéance d’au moins deux ans. 

Réalisation : Thibaut DEMMERLE – Marie-Morgane PIRES