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A Sarralbe se trouve le 3e constructeur français de ponts roulants

Connaissez-vous le pont commun entre Saint Nazaire, Monaco ou Maubeuge ? Et bien dans chacune de ces villes on retrouve des ponts roulants construits par l’entreprise SECAL de Sarralbe. Des ponts roulants ce sont des appareils de levage utilisés dans l’industrie. De longues portées ils sont capables de transporter des éléments de plusieurs dizaines de tonnes.

Il y a seulement trois constructeurs de ponts roulants en France et SECAL en fait partie. Elle a pour clients des acteurs majeurs de l’industrie hexagonale et elle réalise actuellement un projet extrêmement spécifique. Elle travaille en Guyane avec le CNES – le centre national d’études spatiales – où elle installe des ponts roulants spéciaux avec chariot, destinés à la manutention et à l’assemblage de l’étage supérieur du lanceur européen Ariane 6.

ITW de Samuel GADLER – Dirigeant de SECAL : « Le choix de confectionner des ponts roulants très spéciaux, avec un niveau qualitatif élevé, nous a permis d’avoir un rayonnement un petit peu plus important et au fur et à mesure du temps être consultés pour ces typologies de projets pour lesquels on n’était pas du tout abordé dans le passé. »

Une réussite qui impressionne, et notamment le sous -préfet de l’arrondissement Wassim Kamel, il vient de visiter cette entreprise.

ITW de Wassim KAMEL – Sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines : « Ca montre encore une fois que l’industrie sur notre territoire est encore vivace et surtout porte très très haut les couleurs de la qualité et de l’efficacité. »

Privilégier davantage les entreprises industrielles françaises ou au moins européennes

L’année dernière, SECAL a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros avec un résultat de 4 millions. Elle fabrique notamment des équipements de levage pour de grandes entreprises qui oeuvrent dans les domaines du ferroviaire ou de l’environnement. Même si elle est aujourd’hui en pleine croissance, SECAL éprouve parfois des difficultés à embaucher de nouveaux talents et elle regrette le manque de patriotisme économique qui s’exprime de temps à autres au moment de la réalisation de nouveaux projets.

ITW de Samuel GADLER – Dirigeant de SECAL : « D’un point de vue de l’Etat, il est un peu dommage de verser des subventions et de ne pas imposer de favoriser des entreprises françaises pour produire notamment en ce qui me concerne des ponts roulants. Voilà ce que je voulais dire c’est que par exemple, pour citer l’exemple d’ArcelorMittal à Dunkerque, il est tout à fait dommage pour ma part de voir que l’Etat va investir ou aider ArcelorMittal à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros et que notamment dans l’achat des ponts roulants, on ne puisse pas au moins imposer à ces gens-là de privilégier des sociétés qui produisent sur nos territoires. »

Pour que le souhait du chef d’entreprise se concrétise, il faudrait que les règles européennes changent.

ITW de Wassim KAMEL – Sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines : « C’est important effectivement encore davantage d’aider nos entreprises pour préserver la souveraineté industrielle. Je le répète, je ne fais que le répéter, l’industrie c’est la colonne vertébrale de notre économie. »

L’ouverture de nouveaux marchés importants pourraient permettre à SECAL de travailler encore davantage. Des opportunités économiques majeures qui rejailliraient aussi sur les entreprises locales avec lesquelles Secal travaille très étroitement.