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La forêt domaniale de Sarreguemines face au réchauffement climatique

 Comprendre les défis de la forêt face au changement climatique. Le sous-préfet de Sarreguemines s’est rendu dans la forêt domaniale du territoire, aux côtés de l’Office National des Forêts. Dans l’arrondissement Sarreguemines-Bitche, près de 60 % de l’espace est boisé. Un patrimoine naturel immense, aujourd’hui confronté à de nombreux défis. Sur place, les agents de l’ONF ont présenté leur travail quotidien : préserver la biodiversité, alimenter la filière bois et accueillir le public.

Mais la principale inquiétude reste le dérèglement climatique. Sécheresses estivales, manque d’eau, fragilisation de certaines essences… la forêt évolue rapidement depuis plusieurs années.

Wassim KAMEL Sous-préfet de Sarreguemines

« Ce qui était important avec ces professionnels, et c’est pour ça que je suis venu voir leur travail, c’est d’abord, tout le travail quotidien de dentelle, de réponses appropriées qu’ils font par rapport au dérèglement climatique. Avec l’insuffisance de l’eau, avec des changements totaux de peuplement de nos essences. Ici, on était dans une forêt historiquement de hêtrés, et le travail très fin qui a été fait par les équipes de l’ONF, que je félicite, c’est la régénérescence, c’est les nouvelles plantations. Aujourd’hui, on est à 60% d’une forêt avec du chêne »

Pour s’adapter, l’ONF mise sur cette diversification des essences mais aussi sur la régénération naturelle des parcelles. Plusieurs milliers de jeunes arbres sont également plantés pour préparer la forêt de demain.

Romain CHARBONNIER Ingénieur forestier à l’Office National des Forêts

« On est très exposés à des phénomènes de crise. Alors on essaie de faire notre possible, c’est-à-dire favoriser lorsqu’on va marteler les coupes, c’est-à-dire choisir les arbres à couper, favoriser les essences plus résilientes.

Ensuite on va introduire des essences qui ne sont pas des essences qui viennent de l’autre bout du monde, qui peuvent venir du sud de la France, mais qui restent des essences globalement locales, pour justement mixer le nombre d’essences qu’on a, ne plus avoir que du chêne et du hêtre, mais avoir d’autres essences comme des arbres fruitiers. Notre cheval de bataille, si je puis dire, c’est de diversifier au maximum nos massifs »

Autre problématique abordée durant cette visite : la surpopulation de sangliers. Des grillages sont installés dans certaines zones pour protéger les jeunes plantations et favoriser la régénération des sols. Un plan de régulation est également en préparation. Avec près de 5 000 hectares de forêts publiques à gérer sur le territoire, l’enjeu est désormais clair : adapter durablement ces espaces naturels aux conditions climatiques de demain.