Continuer d’investir pour être compétitif et maintenir son activité. Aujourd’hui la scierie Leichtnam à Bitche a un chiffre d’affaires de plus de 1680000 euros soit 63 pourcents de plus par rapport à 2017. Le site s’étend sur 2 hectares et s’approvisionne en hêtre dans un rayon de moins de 100 km. Depuis 2018 c’est plus de 985000 euros qui ont été déjà investis dans du matériel avec l’obtention de plusieurs subventions. L’entreprise est en train de chiffrer des nouveaux investissements qui pourrait atteindre 800000 euros avec un système d’aspiration, une écorceuse ou encore des hangars.
Sonia LEICHTNAM, Co-gérante de la scierie
“Quand on investit, ce sont des investissements très onéreux et si on n’investit pas, les machines sont vieillissantes et du coup les entreprises sont moins compétitives.
On investit, alors pas tout en même temps mais tous les ans on essaye de changer l’une ou l’autre machine justement pour rester compétitif et pour faire perdurer et garder les 15 emplois.”
Wassim KAMEL, Sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines
“Impossible, n’ai ni Mosellan ni du Bitcherland, on trouve ici des femmes, parce que c’est une femme qui est à la direction de cette Scierie, qui s’investissent. Le message et ce que j’ai trouvé, c’est surtout de la confiance, surtout de la confiance sur le fait que, oui, on peut entreprendre dans nos ruralités. Sans nier les difficultés, parce qu’il faut être lucide.”
Le sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines Wassim Kamel est venu découvrir cette entreprise familiale. Elle était à la base une entreprise de transport créé à Breidenbach en 1964. Elle a repris la scierie en 1979. Le Hêtre provient à 85 pourcents de l’ONF et 15 pourcents de son homologue allemand le Forstamt.
Sonia LEICHTNAM, Co-gérante de la scierie
“Le fait qu’il y a de moins en moins de scierie, le marché est moins tendu par rapport à il y a 3-4 ans. Mais le souci qu’il se pose justement c’est le dépérissement du hêtre lié au réchauffement climatique. Donc le hêtre il n’aime pas la chaleur, il a besoin d’eau donc les étés très secs c’est difficile pour le hêtre et du coup une partie, surtout les vieux bois, ils dépérissent et ils meurent.”
La scierie produit du bois de calage et des carrelets en exportant en France dans quelques pays en Europe. Elle a récemment trouvé un nouveau marché, celui des traverses de chemin de fer en bois pour les pays nordiques et elle se développe aussi dans le bois de chauffage.
Réalisation : Thibaut DEMMERLE




