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Les abeilles aussi souffrent de la chaleur

Les températures élevées ne compliquent pas seulement le quotidien des hommes. Les abeilles aussi, doivent s’adapter aux épisodes de canicule, qui se multiplient chaque été. Si elles supportent relativement bien des températures allant jusqu’à 35 degrés, au-delà, la situation devient beaucoup plus délicate.

Ici, au rucher d’Eschviller, Roby Walther, président du Syndicat des apiculteurs et responsable du site, observe ces phénomènes de plus en plus régulièrement. Pour les colonies, les fortes chaleurs peuvent avoir de nombreuses conséquences.

Roby WALTHER Responsable du rucher d’Eschviller : « Pour les abeilles, les sources de nourriture vont diminuer, ça c’est sûr et certain, au risque même d’aller vers des ruches qui vont souffrir de la famine. Et puis ça a une incidence sur le développement de nos ruches à une période de l’année, où nous devrions nous préparer pour l’hiver avec des ruches fortes, des ruches saines, nous allons augmenter le nombre de varrois puisque le ratio d’abeilles va diminuer, puisque la reine va s’arrêter de pondre, donc on risque fort d’avoir une très forte mortalité cet hiver à cause de ces épisodes de canicule. »

Pour maintenir une température acceptable à l’intérieur de la ruche, les abeilles mettent en place une véritable stratégie collective. Une partie de la colonie va aloes se regroupe à l’extérieur afin de limiter la chaleur à l’intérieur et lorsque le thermomètre dépasse les 40 degrés, les rôles évoluent et toute la colonie se mobilise pour préserver la survie de la ruche.

Roby WALTHER Responsable du rucher d’Eschviller : « Et comme les abeilles veulent maintenir par exemple, je prends l’intérieur de la ruche, puisque c’est ça leur vraie question, veulent maintenir le couvain entre 34°C et 36°C, il faut qu’elles ventilent. Donc tout un tas d’abeilles qui étaient destinées à la récolte de Nectar et de Miellat, toutes ces abeilles, ou beaucoup de ces abeilles-là vont être destinées à d’autres travaux, c’est-à-dire aller chercher de l’eau, etc. »

Ces épisodes de chaleur représentent également un défi pour les apiculteurs, qui doivent adapter leurs pratiques pour accompagner les colonies et limiter les effets de la canicule.

Roby WALTHER Responsable du rucher d’Eschviller : « L’apiculteur a son rôle déjà à jouer dans le fait qu’il installe son rucher à un endroit où il n’est pas exposé en permanence au soleil. Il peut aussi avoir des petits trucs, par exemple peindre ses toits de tôle en blanc pour qu’il y ait moins de chaleur qui rentre dans la ruche par le haut. Il peut aussi isoler ses ruches par le haut. Il faut absolument que les planchers soient ventilés aussi pour que de l’air. Il faut vérifier que les entrées soient bien ouvertes pour que l’air arrive dans les ruches. »

Installer les ruches dans des endroits plus ombragés, garantir un point d’eau à proximité ou encore limiter les interventions pendant les heures les plus chaudes font aussi partie des gestes qui permettent d’aider les abeilles à traverser ces périodes difficiles. Des mesures devenues essentielles alors que les vagues de chaleur tendent à se répéter d’année en année.