Réalisation : Fanny RAMUNDO – Justin AMANN
A l’école Robert Schuman à Sarralbe, une action a été organisée, avec des ateliers et témoignages de professionnelles pour lutter contre les stéréotypes et sensibiliser les élèves à l’égalité femmes-hommes.
Lutter contre les stéréotypes, c’est l’objectif de cette action qui s’est déroulée à l’école Robert Schuman de Sarralbe.
Anne FOLNY, Directrice de l’école : “On nous a demandé, durant une formation, de nous former sur le biais des genres, c’est-à-dire tout ce qui est stéréotype de genre. Et du coup, avec les collègues, on a décidé de faire une demi-journée de sensibilisation contre les stéréotypes de genre pour les élèves de CM1 et CM2.”
Des témoignages précieux
Cette matinée, s’est découpé en différents ateliers. Sept intervenantes issues de différents milieux professionnels sont venues y participer et parler de leur expérience pour sensibiliser les élèves.
Léa SUTTER – Scientifique : “Je suis ingénieure de recherche en immuno-onchologie. Je travaille pour trouver des traitements contre le cancer. On m’a déjà dit, “vous ne pourrez pas gérer une équipe. Parce que, comme vous êtes petite, vous n’allez pas vous faire respecter, etc.” Et du coup, moi, je leur ai dit, ce n’est pas parce que je suis petite, que je suis une fille, que je n’arriverai pas à gérer mon équipe, je connais mon travail, je sais ce que je fais, je connais mes compétences.”
Janine IRANI – Ingénieure cheffe de projets : « Le message, c’est vraiment de dire, on peut y arriver en tant que femme, à joindre aussi bien le professionnel et le personnel, à faire une carrière, vraiment, donc à être responsable de personnes qui vont travailler pour vous, et en parallèle, d’avoir une petite famille et de profiter de sa vie, on va dire, en dehors du travail.”
Une action qui est importante pour le corps enseignant dans le but de faire changer les mentalités.
Pierre CLOSSET – Enseignant : “Les enfants, ils se rendent compte, au final, certains ont pris conscience que ces stéréotypes existent. C’est-à-dire, au début, ils ne comprenaient même pas forcément pourquoi cette formation ? Et à force d’écouter des adultes qui parlent de leur expérience professionnelle, ils se rendent du compte, ah oui, il y a des différences qui sont faites entre les hommes et les femmes, il y a des préjugés sur les femmes ou sur les hommes, et donc ça leur a ouvert les yeux, ça leur a permis de prendre conscience de tout ça, et on espère de lutter et de minimiser ces inégalités.”
Des interventions qui ont marqué les enfants. Ils se sont grandement impliqués durant les échanges.
Medine “J’ai compris qu’il faut être soi-même et qu’il ne faut pas penser aux avis des autres.”
L’égalité entre les femmes et les hommes est en progrès, mais demeure encore un objectif à atteindre pleinement. La jeune génération semble se diriger vers la bonne direction.




