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Sensibilisation au dépistage du cancer colorectal à Sarreguemines

Mieux comprendre, pour mieux prévenir. À l’occasion de Mars Bleu, le mois consacré à la sensibilisation au cancer colorectal, une journée d’information était organisée le 2 avril dernier pour inciter au dépistage. AU CHS de Sarreguemines, une structure gonflable a été installée pour permettre aux visiteurs de mieux comprendre cette maladie. Une immersion pédagogique à l’intérieur d’un côlon géant, accompagnée par des professionnels de santé qui expliquent les différentes étapes du développement du cancer colorectal.

Zackary Lambert Responsable Communication à la Ligue contre le cancer

« Concrètement, c’est les celles en passant dans un l’intestin qui vont raccrocher les polypes, qui vont faire saigner ces polypes et le dépistage va justement détecter ces petits saignements qui du coup permettent d’identifier la présence de polypes et derrière de polypes qui peuvent évoluer en cancer. »

Autour de cette animation, plusieurs stands d’information étaient également proposés. Le Centre de coordination des dépistage, URILCO ou encore la CPTS de la vallée de la Sarre étaient présents pour répondre aux questions et sensibiliser les visiteurs.

Car en Moselle, le taux de participation au dépistage reste encore trop faible. Aujourd’hui, seulement 30 % des personnes concernées réalisent ce test, alors qu’il s’agit d’un cancer fréquent, chez l’homme comme chez la femme, et qui provoque plus de 17 000 décès chaque année en France.

Un dépistage pourtant recommandé tous les deux ans pour les personnes âgées de 50 à 74 ans. Mais malgré cela, le sujet reste encore tabou pour certains.


Zackary Lambert Responsable Communication à la Ligue contre le cancer

« On associe tout de suite à la coloscopie, où on a envoyé des selles dans un pot. Au final, on a besoin d’une enveloppe bleue qu’on va chercher chez son médecin ou chez son pharmacien. On ouvre l’enveloppe, on lit la notice et il y a juste un petit écouvillon à envoyer à l’adresse qui est indiqué dans l’enveloppe bleue. »

Pour lever ces freins, des bénévoles et des patients étaient également présents pour partager leur expérience. Françoise a été touchée par ce cancer et elle souhaitait en d’avantage.


« Je suis venue pour me renseigner un petit peu plus parce que je suis dans ce cas. J’ai eu un cancer colorectal et je me retrouve avec cette poche. Une poche, une stomie, comme on dit, et malgré moi pour la vie. Parce qu’avec l’opération quand j’ai été opérée, on ne te dit pas exactement qu’ils vont couper là, ils vont faire ça, ils vont faire ça. Donc là ce matin j’ai vu exactement où ils avaient coupé, pourquoi j’avais aussi de stomie aussi haute et enfin oui j’ai eu pas mal de réponses. »

Annie, elle, est venue chercher des informations pour mieux comprendre les enjeux du dépistage.


« En fait je me suis déplacé pour avoir des informations. Concernant ce cancer il y a des choses qu’on sait, les polypes c’est quelque chose de relativement connu. Mais les diverticules et la diverticulite, c’est des choses qu’on connaît un petit peu moins et je voulais avoir des informations pour prévenir ces incidents de santé qui peuvent arriver. Et c’était très intéressant. »

Une journée de sensibilisation essentielle pour rappeler que détecté tôt, le cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10.