“C’est un peu une erreur d’avoir semé aussi tard mais disons que c’est toujours un peu un pari mais là il fait très chaud, donc pari perdu.” – David BUCHHEIT – Maraîcher bio Le Potager du Bitcherland
Au Potager du Bitcherland, ce maraicher bio poursuit sa récolte malgré les fortes chaleurs. Sous ce soleil de plomb, il inspecte ses légumes sur son hectare de parcelle et dans la serre voisine. Déjà 40 degrés relevés ici en milieu de matinée.
David BUCHHEIT – Maraîcher bio Le Potager du Bitcherland : “Oui en journée, ça peut facilement monter à 45. Donc du coup, ce que l’on fait, c’est que l’on vient hyper tôt pour faire les premières récoltes de haricots.”
Si les aubergines ou encore les haricots s’acclimatent aux actuels pics de chaleur, c’est plus compliqué pour certaines variétés de salades qui poussent ici à l’extérieur.
David BUCHHEIT – Maraîcher bio Le Potager du Bitcherland : “Pour toutes les variétés qui n’étaient pas habituées, là avec le pic de chaud, elle monte en graines, elle commence à faire ses fleurs, donc il va y avoir de l’amertume, c’est invendable, ce n’est pas consommable. Des variétés plus résistantes vont tenir le coup. Là, c’est une vieille planche donc d’un côté, ce n’est pas très grave mais si la chaleur continue comme ça, ça va le faire aussi pour les salades qui vont être récoltées pour les jours qui viennent.”
Le sol reste pour l’instant favorable aux cultures. Mais le maraicher redouble de vigilance, notamment pour les choux-raves ou encore des fenouils, également sensibles à la chaleur. Pour protéger au mieux ses végétaux, il installe des voiles climatiques. Elles permettent de protéger ses plantations du vent et du soleil. Il adapte aussi l’arrosage pour limiter la consommation d’eau et contenir les coûts.
David BUCHHEIT – Maraîcher bio Le Potager du Bitcherland » On peut faire des mini aspersions pareil de quelques secondes ou une minute. C’est pour rafraîchir. Il faut le faire vraiment les journées où l’on est sûr que ça sèche. Parce que si l’on met un climat trop humide, c’est vraiment un terrain fertile pour la multiplication des maladies fongiques comme le mildiou etc. Ça relève un petit coup sinon on arrose la plupart du temps par goutte-à-goutte, donc avec ça. »
Face aux conditions météorologiques extrêmes, les maraîchers sont de plus en plus obligés de s’adapter pour conserver et améliorer leur production.




