Réalisation : Marie-Morgane PIRES – Dimitri CLAUSSE
Une minute de silence, pour marquer la journée morte dans la fonction publique hospitalière. Mardi, à 13h, le syndicat Force Ouvrière s’est mobilisé devant l’hôpital Robert Pax de Sarreguemines. On écoute tout de suite Christine Bourdin, qui nous explique les revendications.
Christine BOURDIN – Aide-soignante – Syndicat FO Santé Hôpital Robert Pax
“Les revendications viennent du national, mais c’est effectivement pour tous les établissements de France. Nous n’avons toujours pas de ratio soignant-soigné. Le gouvernement en a parlé il n’y a pas si longtemps et on n’en entend plus parler. Les finances de ces hôpitaux sont catastrophiques, autant Sarreguemines que Forbach, puisqu’on est maintenant en GHT avec Forbach.
On aimerait aussi un remplacement systématique des absences inopinées, des longues maladies, des maladies ordinaires, etc.
Les effectifs sont toujours les mêmes depuis des années. On ne prend pas en compte les personnes âgées qui vivent de plus en plus longtemps. Je me rappelle qu’il y a 20 ans, on avait des patients de 80-85 ans. C’était déjà une personne âgée. Aujourd’hui, on arrive à 90-95 ans, qui ont quand même un besoin beaucoup plus important, en qualité de soins et de soins généraux. Ici, à l’hôpital de Sarreguemines, on a la chance d’avoir des chambres qui sont rafraîchies. Ils n’appellent pas ça une climatisation, mais des rafraîchisseurs, mais qui aident beaucoup à supporter les canicules. A Bitche par contre, ils n’ont aucune chambre qui est climatisée. Il y a une salle qui est climatisée, mais tout le monde ne peut pas aller dans cette salle. Je sais qu’il y a des chambres qui sont montées à 37°C. Et ça, c’est plus possible.
Et financièrement, l’établissement est en incapacité de mettre quelque chose en place, ou de rafraîchisseurs, ou de climatiseurs. Au niveau national, la fédération fait une demande de prime canicule. Mais encore une fois, je pense qu’ils sont devant un mur, et on ne nous entend plus, et je pense que ça pas changer avant l’année prochaine.”




