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Une situation économique stable pour les boulangers du secteur

Réalisation : Dimitri CLAUSSE

Les boulangers de Sarreguemines et du Pays de Bitche se sont retrouvés autour de la traditionnelle galette des rois. Un moment convivial, mais aussi l’occasion de faire le point sur l’état de la profession en ce début d’année 2026.

Julien Froehlich « On peut parler d’une situation économique plutôt stable dans la profession. Avec toutes les crises, grosses crises qu’on a passées, l’énergie, les matières premières, les grosses hausses. On peut vraiment parler de grosses hausses que l’on a subies. Et là, on va dire, aujourd’hui, on a une situation qui s’est stabilisée. Voilà, donc il a quand même adapté beaucoup de choses. En tant que petit artisan, c’est un sacré boulot, un sacré challenge. On a quand même de belles maisons dans le secteur. Voilà, donc on peut être fier. Alors, c’est sûr que c’est un travail de tous les jours. il y a tout le temps des réflexions sur les produits, sur les matières premières, sur la gestion du personnel, sans cesse comment faire pour faire évoluer tout, en fait, tout, suivant les tendances du moment, suivant plein de choses. Donc, il y a sans cesse des remises en question et heureusement. »

Si l’activité reste globalement stable, le quotidien des boulangers reste marqué par des contraintes économiques. En particulier sur le coût des matières premières, qui continue de peser sur l’équilibre des entreprises.

Julien Froehlich « Les coûts des matières premières, c’est un travail pareil de tous les jours. On vérifie les factures, on discute avec les fournisseurs, on échange, on négocie, on n’a pas le choix. Parce qu’au bout, il y a notre clientèle. On ne peut pas tous les jours augmenter les produits. Très souvent, on rogne sur nos marges. On n’a pas le choix, mais ce n’est pas non plus la solution. On a une certaine marge à respecter sur notre bilan. Et voilà, on essaie toujours de trouver le juste prix. J’insiste sur le juste prix et pour notre clientèle avant tout et pour l’entreprise »

Lors de cette soirée, plusieurs jeunes apprentis étaient également présents aux côtés des professionnels. Un enjeu central pour une profession qui doit préparer son avenir et transmettre son savoir-faire.

Julien Froehlich « Faut former, former, former, on n’a pas le choix. On forme autant de jeunes qu’on peut, autant par rapport à l’apprentissage que par la formation continue, avec notre lycée local Le Simon-Lazard. Donc, chaque année, il y a des jeunes très motivés qui fournissent un travail de qualité. C’est sûr qu’il y a des petites difficultés, comme tous les métiers, pratiquement, je pense qu’il n’y a pas un seul métier, sauf quelques petites exceptions qui sont épargnées. Mais dans tous les domaines, il y a des pénuries de main-d’œuvre. Voilà, il y a plusieurs raisons. Mais c’est un travail de tous les jours. »

Malgré ces difficultés, la profession reste soudée et attachée à ses traditions. À l’image de cette galette, symbole d’un métier qui continue de rassembler.