Mettre des troncs et des branches à l’eau pour repeupler le Falkensteinerbach. Près de Philippsbourg, une formation écologique a eu lieu dans la rivière. Une trentaine de personnes ont mis les pieds à l’eau pour assembler les végétaux et consolider la structure avec des piquets. Le tout représente un déflecteur. Ce procédé permettra de déplacer le sable encore très présent dans la rivière et de créer des abris pour certaines espèces, comme la truite fario ou encore la lamproie de planer.
Lukas DIDA – Chargé de communication Fédération pêche 57 : “Alors la truite, en tout cas celle de souche, c’est vrai qu’elle est compliquée à trouver, vraiment. La lamproie c’est vraiment une espèce qui est un peu en voie de disparition Et donc oui aujourd’hui l’opération, c’est vraiment de pouvoir faire ce genre d’aménagement pour espérer retrouver une reproduction et ensuite une repopulation de ces deux espèces en priorité.”
Les branches utilisées pour l’opération sont de l’aulne glutineux, une espèce locale fournie par un agriculteur. Cette journée de formation était organisée la Fédération de pêche de la Moselle, en partenariat avec l’association de pêche du Pays de Hanau.
Alban CAIRAULT – Ingénieur et membre de l’AAPPMA du Pays de Hanau : “Il faut savoir que, historiquement, les amicales de pêche et les associations de pêche et les pêcheurs ont plutôt tendance à retirer le bois mort de la rivière. Aujourd’hui, on fait complètement l’inverse. Aujourd’hui, on vient dessiner une nouvelle rivière à partir du bois mort.”
Ces dernières années, ce type d’opération écologiques se multiplient dans notre région.
Alban CAIRAULT – Ingénieur et membre de l’AAPPMA du Pays de Hanau : “On est sur des techniques et sur une rivière sur laquelle il y a déjà eu des études scientifiques qui ont démontré l’intérêt de ces nouvelles formes de pratiquer la rivière. L’AAPPMA du Pays de Hanau a l’habitude de mettre en place cette technique Low-tech depuis 2013 maintenant, et a restauré plus de 8 km linéaires de rivière avec cette technique depuis 2013, juste avec un peu de bon sens, des matériaux locaux, d’huile de coude, de bonne humeur, et une envie de restaurer les milieux et d’avoir un parcours de pêche qui soit qualitatif.”
Prochaine étape : la pose d’une clôture pour sécuriser le site, situé sur un champ agricole.




