Les règles de remboursement pour les médicaments vont changer dès le 1er septembre. Même principe que pour les génériques : le pharmacien propose un médicament hybride ou biosimilaire en alternative à votre traitement habituel. En cas de refus, le patient perd le bénéfice du tiers payant et devra avancer les frais. Les biosimilaires concernent notamment des traitements biologiques, souvent injectables, utilisés pour différentes maladies, notamment certaines maladies auto-immunes. Les hybrides sont utilisés notamment pour traiter certaines pathologies courantes, par exemple les allergies.
Maximilien PIRIO – Pharmacien : “Donc là, on a l’exemple d’un médicament hybride. C’est un médicament qui est utilisé habituellement contre le traitement de l’allergie, donc sous forme de spray. Donc la différence au 1er septembre, c’est que, effectivement, quand un patient a une ordonnance pour du “dymista”, par exemple, on va devoir substituer par son hybride, ou c’est-à-dire celui-ci. Si le patient est d’accord, on pourra faire le tiers payant, si la personne refuse, on devrait faire régler le médicament et faire une feuille de soins.”
En fonction de la pathologie, la différence de prix peut être importante. Sur ce traitement prescrit pour des maladies oculaires, il y a près de 80 euros de différence entre le princeps et le biosimilaire visible sur l’écran. Alors au comptoir, cette nouvelle mesure suscite forcément beaucoup d’interrogations.
ITV patients : “Donc moi, je pense que ce n’est pas normal ces changements, que tous les médicaments en pharmacie, la santé et les personnes sont malades, il faudrait que ça reste remboursable et que ça ne devrait pas changer. Voilà, c’est mon avis.”
“Personnellement ça ne m’inquiète pas, si ça reste dans la même mesure que les médicaments génériques à efficacité similaire ou égale, il n’y a pas de quoi s’inquiéter, mais ça reste à démontrer.”
“Ça c’est une information majeure et je trouve que c’est très dérangeant étant donné que j’ai des allergies, j’ai des intolérances et ce qui est important c’est de savoir, pas même à peu près l’origine d’où ça vient les ingrédients, mais quels ingrédients sont concernés par ces changements. S’il y a des ingrédients par exemple, le mannitol, ou des choses avec du gluten, alors là je ne pourrais pas les prendre, ce ne sera pas remboursé, on est doublement puni, au moins doublement puni, sinon même plus”
Maximilien PIRIO – Pharmacien : “C’est vrai qu’on peut comprendre la crainte de certains patients alors qu’on parle de médicaments biosimilaires ou de médicaments hybrides, on peut se rassurer en disant que le principe actif, donc la molécule qui a l’action thérapeutique est la même que ce soit dans le cas du médicament qui va fluidifier le sang ou le traitement de l’allergie. Donc effectivement on va être sur la même sécurité du médicament, la même efficacité”
De son côté, l’assurance maladie rappelle que ces alternatives sont rigoureusement contrôlées et permettent de maîtriser les dépenses de santé tout en maintenant l’accès au traitement. En cas de doute sur une boîte de médicament, un réflexe : demander conseil à son pharmacien.




