La maison d’arrêt de Sarreguemines est bloquée actuellement par les agents pénitentiaires. De nouveau en grève cette journée du lundi 22 juin, toute la matinée, un appel à la grève lancée par cette fois-ci. Trois syndicats différents, la CGT, force ouvrière et encore L’UFAP UNSa Justice, une mobilisation d’ampleur à caractère local pour dénoncer la surpopulation carcérale et leur mauvaise condition de travail. Je vous propose tout de suite d’aller les voir pour en savoir plus.
Rabah ZIOUCHE – Surveillant brigadier, membre de la CGT : “Le problème, c’est la surpopulation pénale. Là, on atteint un seuil qui est historique, plus de 200%. Et donc, ça induit aussi des problèmes à l’intérieur, surtout vu la météo, avec la canicule et tout ça. Eux, ils sont en attente de réponse et nous, on n’est pas là forcément pour toujours leur donner des réponses puisqu’on doit courir à droite à gauche. Les revendications sont communes. On veut un désencombrement rapide, efficace. La dernière fois, ce qui s’est passé, c’est qu’il y a eu quelques transferts. Mais une fois que les transferts ont été faits, ils ont de nouveau incarcérer à tour de bras et nous revoilà de la même situation voir pire.”
Faouzid KOLLI – Secrétaire local de l’UFAP UNSa Justice : “Aujourd’hui on atteint des sommets au niveau des effectifs, on n’a jamais connu ça sur la maison d’arrêt de Sarreguemines. On est sur un établissement théorique de 59 places en détention, alors actuellement on approche les 120 détenus, on y est même aux 120 détenus. Donc je vous ai expliqué qu’on était à plus de 200% sur un établissement comme Sarreguemines, ce qui est juste impossible à gérer au vu en plus des chaleurs, au vu des conditions et des tensions qu’on peut y avoir à l’intérieur. D’ailleurs il y a à peu près une semaine on a subi un mouvement au niveau local, c’est à dire des détenus ont refusé de réintégrer leur cellule, ça part aussi d’une surpopulation.”
Et qu’est-ce que vous attendez de cette mobilisation aujourd’hui, une réponse immédiate de l’administration pénitentiaire ?
Rabah ZIOUCHE – Surveillant brigadier, membre de la CGT : “Oui, c’est surtout un signal d’alarme. On veut surtout alerter sur le problème qu’il y a, même s’il est bien évidemment national, mais que la DI, la Direction Interrégionale de Grand Est, voit le problème qui a à Sarreguemines.”
Cette mobilisation au niveau local est d’ailleurs très suivie puisqu’ici à Sarreguemines, une trentaine sur une quarantaine de surveillants pénitentiaires sont actuellement en grève, dont certains rassemblés ici à la maison d’arrêt de Sarreguemines.
Réalisation : Camille HENRIOT – Marc STRENK




