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Les food-trucks : une restauration mobile qui évolue 

C’est un type de commerce qui ne cesse de se développer. Nous avons suivi trois gérants pour connaître leurs motivations.  

Vous les voyez sur les marchés, dans les villages ou dans d’autres manifestations, ce sont de véritables cuisines mobiles. Les food-trucks continuent de se développer. Nous avons suivi trois gérants qui circulent sur le secteur pour voir ce qui les a motivés à se lancer dans cette aventure.  

Nghiep Ly a débuté son activité avec sa sœur au début du mois de juillet. Ils suivent la tradition de leurs parents qui avaient un restaurant en ville. Le projet initial était d’ouvrir un snack dans un bâtiment mais ils ont eu une autre idée. 

Nghiep LY, Food-truck “Phuang & Nghiep” – “On s’est dit pourquoi pas. Avec un food-truck, on a l’avantage de se déplacer partout. On a changé d’avis au milieu du projet. J’ai bien fait, je ne regrette pas.”  

Leur objectif est de faire découvrir la cuisine de rue vietnamienne et les recettes typiques du Vietnam. Ils ont un local à la maison où ils cuisinent en avance une partie de leurs plats. 

Nghiep LY, Food-truck “Phuang & Nghiep” – “On va directement à la rencontre des gens, on n’attend pas à un endroit sur place que les gens arrivent. On est tout le temps sur des lieux différents. On a fait ça la première fois sur le marché de Rouhling et cela nous a tout de suite plu.” 

Avoir un food-truck, c’est aussi une autre manière d’exprimer sa passion. Claude François est pizzaiolo et travaille depuis plus de 25 ans dans la restauration. Il a connu le métier dans un bâtiment fixe. Après être parti à l’étranger, il souhaitait revenir d’une autre façon.  

Claude FRANÇOIS, Food-truck “Il Giro Casa Famiglia” – “L’idée du food-truck, c’est d’être un petit peu l’attraction du village. Tous les villages où je viens n’ont ni pizzeria ou autre food-truck de pizzas. J’apporte un service, je ne viens pas faire concurrence.” 

Il a lancé son food-truck vers la fin du mois de mai et se déplace notamment pour des associations ou sur des manifestations. Il dispose aussi d’un local pour gérer ses stocks. 

Claude FRANÇOIS, Food-truck “Il Giro Casa Famiglia” – “J’ai fait l’expérience des locaux dans les villages, on travaille fort les weekends et les vacances scolaires. Mais parfois la semaine, c’est long. En venant chaque jour dans un autre village, on a un minimum de travail qui est très acceptable. Et on rencontre d’autres gens, c’est super sympa.” 

De son côté, Philippe Larcher, lui, sillonnent déjà le territoire avec son food-truck depuis 4 ans. Après avoir été pendant 25 ans à la gendarmerie, il a décidé de se reconvertir et d’investir dans un véhicule pour proposer des burgers.  

Philippe LARCHER, Food-truck “Pin-up Burger” – “Alors j’ai pris un food-truck pour plus de liberté et c’est moins contraignant qu’un restaurant. Un restaurant t’oblige à ouvrir midi et soir et à être tout le temps présent. Le food-truck tu vas où tu veux, tu fais les marchés, tu fais les foires, tu t’adaptes.” 

C’est aussi le moyen de se rapprocher des producteurs et d’utiliser un maximum de produits locaux. Une liberté qu’il ne regrette pas.  

Philippe LARCHER, Food-truck “Pin-up Burger” – “Alors, il y a le contact, tu rencontres d’autres commerçants, tu tisses des liens. Il y a le contact avec les clients qui est différent. Chez les commerçants, on se fourni chez l’un chez l’autre. Cela fait vivre le commerce local.” 

Comme pour ses trois gérants, plusieurs dizaines autres foodtrucks se déplacent sur le territoire. Des rassemblements qui leurs sont dédiés sont aussi organisés.

RÉALISATION : Thibaut DEMMERLE – Camille HENRIOT