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Les soins infirmiers transfrontaliers au cœur des préoccupations

C’est un défi de taille qui touche de plein fouet nos territoires frontaliers : la fuite et la gestion des professionnels de santé. Près des frontières du Grand Est, un soignant sur neuf traverses chaque jour la frontière pour exercer à l’étranger. Le Luxembourg reste la destination privilégiée, provoquant d’importantes disparités. Ici à l’Institut de Formation en soins infirmier de Sarreguemines, le taux d’insertion à l’étranger des jeunes en sortie d’études est de 3 %.

Pour échanger sur ces enjeux cruciaux de formation et de coopération sanitaire, le Conseil Parlementaire Interrégional a réuni sa commission des Affaires sociales au cœur même de ce nouvel institut. Une opportunité pour les décideurs de mettre en commun des solutions concrètes.

Marc ZINGRAFF Président de la Commission 2 Affaires sociales  

« Ce matin la thématique c’était celle de la santé transfrontalière, c’est-à-dire comment nous voyons évoluer la réponse aux attentes de santé sur notre territoire. Nous avons évoqué la question d’un observatoire de santé, nous avons évoqué les échanges de pays à pays, les formations qui sont nécessaires à la question de la santé. Tout cela s’organise dans le territoire et est aujourd’hui en pleine évolution parce que la santé est une des priorités, la priorité souvent d’ailleurs de nos habitants sur nos territoires transfrontaliers.

Sur le plan local avec les voisins sarrois, nous avons la perspective d’un corridor de santé dont nous devons faire les travaux préparatoires, c’est-à-dire étudier la faisabilité, ce qui a été validé par le Conseil de coopération transfrontalière qui s’est réuni à Colmar au mois de janvier. Voilà donc c’est tout un univers autour des enjeux de la santé transfrontalière que nous avons exploré ce matin. »

Ersel KAYNAK Député de la Fédération Wallonie-Bruxelles  

« Oui donc pour nous c’est effectivement très intéressant d’échanger avec les collègues, que ça soit Luxembourgeois, français ou allemand. Nous avons des réalités qui sont similaires et des parcours ou des solutions qui sont testées dans notre territoire et qu’on souhaite voir si on peut éventuellement l’implémenter dans notre territoire.

Le plus important c’était d’avoir des chiffres, des data, des informations par rapport à l’offre de soin que nous avons dans nos bassins de vie, mais aussi au volume de personnel qui sont disponibles et voir comment on peut essayer de mutualiser tant en termes de formation et en termes de proposition de travail pour notre personnel et voir surtout ce qui est le plus important, c’est le patient, comment on peut le mieux accompagner le patient lors de sa maladie. »