Direction Altrans. Le sous-préfet de Sarreguemines Wassim Kamel, poursuit sa tournée des entreprises du territoire. Il a rendu visite à la première entreprise à avoir posé ses valises sur l’Europole dans les années 90. Créée en 1974, Altrans s’est développée au fil des décennies pour devenir aujourd’hui un acteur majeur du transport dans l’Est de la France.
Avec 550 collaborateurs et plus de 300 poids lourds, l’entreprise affiche désormais un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros. Mais au-delà de la croissance, c’est surtout sa capacité à anticiper sur l’avenir, qui a retenu l’attention du sous-préfet.
Wassim Kamel Sous-préfet de Sarreguemines
« Ce qui est aussi important et qui est ressorti au travers des échanges avec les dirigeants de l’entreprise, c’est cette anticipation, notamment sur la transformation de la flotte de l’entreprise. Donc, oui, c’est une entreprise qui a vraiment investi par anticipation de manière très forte dans la transition écologique. Et bien évidemment, l’État non seulement aide mais accompagne cette transition. Et je pense que là aussi, pour les clients, comme pour notre planète, c’est un élément très positif. »
L’entreprise a engagé depuis plusieurs années sa transition écologique, avec une flotte intégrant des véhicules électriques et plus de 60 % de biocarburants. Un virage stratégique, dans un secteur confronté à de nombreux défis : hausse des coûts, pression réglementaire et concurrence accrue. Pour continuer à se développer, Altrans mise sur l’innovation, mais aussi sur l’élargissement de son activité.
Paul-Antoine Jung Directeur général d’Altrans
« Donc, deux leviers : développement de nos propres clients, de nouveaux clients, bien sûr. Et la croissance externe. On a enchaîné de croissance externe l’année dernière.
Et puis on étudie encore des pistes de croissance externe pour les années à venir. Alors, transport Heid à Rochbach-lès-Bitche, qui a rejoint le groupe il y a un an. Et transport Rodis, donc à Lyon, qui était un voisin d’une de nos filiales à Lyon. Qui a rejoint le groupe en début d’année. Alors, on a un projet d’extension sur le nouvel Europole en face, où on a réservé un terrain de 7 hectares.
Et puis, sinon, les autres projets, comme dit, c’est les croissants sur notre autre région. Aujourd’hui, on ne veut plus tellement se développer dans des nouvelles régions en France. On préfère grossir là où on est déjà présent. »
Avec un objectif clair : atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2030. Un cap ambitieux pour une entreprise qui, partie de rien, s’impose aujourd’hui comme l’un des leaders du transport en Lorraine.




